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Livres
/ nouveautés

"Catastrophes".
Terrain n°54, mars 2010
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Les
catastrophes mettent face à face l'homme et la nature,
semblant opposer une nature opaque et machinale à un
homme éclairé. En va-t-il ainsi dans les faits
? L'analyse des désastres passés, comme celle
des menaces à venir, a maintes fois fourni des arguments
religieux, politiques, moraux ou scientifiques. Car les grandes
catastrophes, en raison de leur vide de sens initial, se comportent
comme des "puits de causalités", attirant
à elles des logiques capables de les transformer en
faits attendus. http://terrain.revues.org
Sommaire
Catastrophes et ordre du monde Nicolas Journet
Fléaux de Dieu ou catastrophes naturelles ? Les tremblements
de terre en France à l'époque moderne Grégory
Quenet
Une sentinelle sanitaire aux frontières du vivant.Les
experts de la grippe aviaire à Hong Kong Frédéric
Keck
Le sens du désastre Les multiples interprétations
d'une catastrophe "naturelle" au Venezuela Sandrine
Revet
Photographier la catastrophe Abigail Solomon-Godeau
Le scrutin de Nargis.Le cyclone de 2008 en Birmanie Bénédicte
Brac de la Perrière
La catastrophe comme prétexte à l'action.Réformer
l'alimentation au lendemain de Katrina Nicolas Larchet
Une catastrophe invisible. La Shoah des Tziganes Michael
Stewart
Si on examine la liste des crimes de masse perpétrés
au XXe siècle, du massacre des Arméniens par
les Turcs en 1915 à celui de Bali en 1965, de la campagne
menée contre les Mayas du Guatemala pendant trente-six
ans aux horreurs commises aujourd'hui au Darfour, on distingue
une tendance nette : tous les génocides, au moment
où ils se déroulent, paraissent toujours aux
observateurs extérieurs ambigus et peu plausibles.
L'article analyse la persécution et le génocide
particulièrement " désorganisés
" et " désordonnés " des Tziganes
durant la Seconde Guerre mondiale, et rattache le caractère
localisé de leur persécution à l'échec,
après le conflit, de la reconnaissance de cette catastrophe.
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Une
anthropologie du jazz,
Jean Jamin et Patrick Williams, CNRS éditions, 384 p.,
2010, Prix : 29 €
ISBN : 978-2-271-06934-4
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Révolution
rythmique, improvisations harmoniques, inventions mélodiques,
virtuosité époustouflante de Louis Armstrong,
Art Tatum, Django Reinhardt, Charles Mingus, John Coltrane
New Orleans, swing, be-bop, third steam, hard bop, free jazz
et jazz West coast. Boîtes de Kansas City, clubs mythiques
de la 52e rue à New York, growl des cuivres bouchés,
raucité fluide du saxophone ténor, triomphe de
la batterie
Né
aux États-Unis il y a un siècle, enfant du blues,
du ragtime, du gospel, expression de lhistoire noire américaine,
le jazz raconte les tragédies de la ségrégation,
la lutte des descendants desclaves, mais aussi louverture,
le métissage, la formidable rencontre entre un élan
musical ouvert au syncrétisme, et les aspirations dune
société multiculturelle en pleine évolution.
Une
histoire revisitée grâce à lanthropologie
: le jazz, fait social et culturel, permet de comprendre le
regard que des communautés portent sur elles-mêmes,
les jeux de la parole et de la création, les rituels
et les codes qui définissent à la fois une appartenance
et une manière de vivre et de sentir. Charlie Parker
et Dizzy Gillespie nont-ils pas baptisé Anthropology
lun de leurs plus célèbres thèmes
? Bien plus quun genre musical, le jazz propose une conception
du monde et une critique radicale de lordre social.
Jean
Jamin est ethnologue, directeur détudes à
lÉcole des hautes études en sciences sociales,
fondateur, avec Michel Leiris, de la revue Gradhiva, et directeur
de LHomme, revue française danthropologie
; il est membre du Laboratoire danthropologie et dhistoire
de linstitution de la culture (Institut interdisciplinaire
danthropologie du contemporain du CNRS, Paris).
Patrick
Williams est ethnologue, directeur de recherche au Centre national
de la recherche scientifique, membre du Laboratoire danthropologie
urbaine (Institut interdisciplinaire danthropologie du
contemporain du CNRS, Paris).
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Danger
! Educated Gypsy
Selected essays
Ian Hancock , Edited by Dileep Karanth
ISBN 978-1-902806-98-3 ,University of Hertfordshire Press
May 2010; 320pp |
Ian
Hancock, premier tsigane titulaire d'un doctorat au Royaume-Uni,
. est l'auteur de plus de trois cents publications. Son ouvrage,
" The pariah syndrome " paru en 1987, est un document
pionnier concernant l'esclavage des Roms en Europe . "
We are the romani people " (Hertfordshire, 2002), fait
autorité dans le monde universitaire. .Enseignant estimé
par des générations d'étudiants, il est
également un porte-parole infatigable pour les peuples
roms du monde.
Ian Hancock est le directeur et le fondateur du Romani Center
de l'Université du Texas à Austin, où il
enseigne la linguistique depuis 1972. Il a représenté
le peuple rom à l'Organisation des Nations Unies et a
été membre du Conseil de l'US Holocaust Memorial
sous la présidence de Bill Clinton.
Ce volume rassemble un vaste ensemble de ses textes (dont certains
sont inédits) sur l'histoire, la culture, la langue,
l'identité le mouvement politique romani ainsi que sur
le racisme et le génocide des Roms.
Dileep Karanth qui a étudié la linguistique à
l'université du Texas, avec le professeur Hancock est
l'éditeur de ce recueil. Grâce à sa connaissance
des langues indo-aryennes et du persan, le Dr Karanth continue
d'étudier les liens entre l'hindi-ourdou, et la langue
romani.
Commande : http://www.herts.ac.uk/about-us/our-structure/subsidiary-companies/uh-press/romani-studies/danger-educated-gypsy.cfm
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PÂNI
ET LE PEUPLE SANS FRONTIERES
Sous-titre : Saga tsigane, Première époque
Roberto Lorier
Editions Wallâda
:160 pages 2010
ISBN : 978-2-904201-50-9
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"L'épopée
que je vais vous conter est la grande histoire du peuple tsigane,
vue au travers de personnages imaginaires et d'autres réels
ayant vécu à l'époque des faits.... Ma
modeste contribution, que j'espère mener à terme,
s'achèvera sur mon dernier roman ou plus précisément
quand, dans le tourbillon des siècles et après
avoir imaginé des centaines d'aventures liées
à mes personnages et étudié des milliers
de recherches linguistiques, historiques et même génétiques,
je parviendrai à nos jours. "
Outre les recherches qu'il évoque, Roberto Lorier a nourri
son imagination de BD et de films hollywoodiens à grand
spectacle très proches par leur magnificence épique
des épopées traditionnelles de la culture indienne.
Son style en est marqué, qui innove ingénument.
Pourquoi pas, en effet, oser introduire dans la littérature
des techniques graphiques si inventives dans les textes associés
à l'image ou destinés à la jeunesse ? Elles
s'y prêtent d'autant mieux que le personnage principal
est une fillette aux aventures extraordinaires, dont le parcours
initiatique permet de frôler le jeu de rôles interactif.
Ce roman au thème apparemment très ciblé
reste donc, et c'est l'objectif de l'auteur, grand public et
largement attractif : " J'ai voulu simplement faire un
roman qui, je le souhaite, sera distrayant. "
ARGUMENTAIRE
Il s'agit d'aventures épiques dans l'Inde des maharadjas,
autour de l'an mille, quand eut lieu la première grande
migration tsigane, à partir du Sindh et des bords de
l'Indus. Parce que c'est aussi l'époque de l'invasion
musulmane par les troupes de Ghazni, contre qui les intrépides
rajputs qui sont les lointains ancêtres des Tsiganes défendront
chèrement leur liberté. Sait-on assez qu'ils appartenaient
aux plus hautes castes militaires ? Et que ces guerriers hors
pair, de langue et de racines indo-européennes, véhiculaient
les valeurs de l'ancienne Europe ? Dans leclimat actuel de rejet
systématique d'un peuple qui a tant souffert, il est
bon de rappeler sa culture profonde,même à travers
un divertissement.
La petite Pâni qui a connu des jours paisibles dans sa
tribu, la grande Tribu des Rivières, va se trouver bien
malgré elle au centre de conflits destructeurs. Son paradis
devenu un enfer où survivre tient du miracle lui donnera
pourtant la possibilité de connaître d'autres cieux
plus cléments mais pour un temps seulement
L'AUTEUR
Créateur nautique, musicien, il est aussi compositeur
: il vient de terminer la composition et les arrangements d'une
oeuvre symphonique qui sera jouée en mai 2010. Il est
issu d'une grande famille d'artistes manouches.
Son père, patriarche de 93 ans, violoniste, luthier et
peintre, a composé le tableau reproduit en couverture
et les illustrations intérieures.
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Nous
les Romanos, Bohémiens, Manouches, Gitans
.
ANCB
(Association Novatrice des Chênes, Blancs) 118 p. |
Cet
ouvrage collectif témoigne de l'identité dynamique
de la communauté des Chênes Blancs dans le quartier
de l'Ariane à Nice.
L'Ariane est un des plus anciens quartiers de Nice, excentré
par rapport à la ville. La communauté tsigane
principalement manouche et gitane est implantée dans
ce quartier depuis plus de cinquante ans. A partir de textes
rédigés lors d'ateliers d'écriture ou de
paroles, ce livre confronte les valeurs transmises de générations
en générations aux bouleversements de la société
actuelle. Comment vivre aujourd'hui sans rompre avec des traditions
séculaires ?
Comment ne plus voyager ? Comment résister à l'assimilation
?
Le regard extérieur d'un photographe s'entremêle
aux photos de familles. Le livre s'ouvre sur un cri du cur
" apprenez à nous connaître, ne nous jugez
pas ! Laissez tomber vos préjugés. "
Pour toute commande : ancbmassa@wanadoo.fr
/ Tél. 04 93 54 84 76
Le prix de vente est de 20€ (sans les frais d'envoi)
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Sur
l'épaule de l'ange
Alexandre Romanès
Ed Gallimard, 2010
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"Pourquoi
j'ai écrit ? L'écriture n'est pas une tradition
gitane. La poésie me semblait trop haute pour moi, inaccessible,
et puis la vie je voulais la vivre, pas l'écrire. Je
m'étais fait une raison, mais pas le ciel. Lentement,
au rythme des saisons qui passent, j'ai rempli un cahier d'écolier.
Ce que je sais, c'est qu'il y a des poètes que j'admire.
Peut-être que je n'ai pas supporté de les voir
passer. J'ai voulu être l'un des leurs." A Romanès
Lire
Alexandre Romanès c'est connaître l'épreuve
de la plus grande nudité spirituelle. Juste une voix
et surtout le ton de cette voix : une corde de luth pincée
jusqu'à l'os, ce luth dont il a joué dans sa jeunesse.
Les morts doivent parler avec la même douceur sourde et
sans reproche. A la lecture c'est comme si on traversait une
larme. Cette larme que le poète refuse de verser fait
l'humanité profonde de son livre. Il y a de l'eau, c'est
tout, et un tout petit brillant de sel. Dans la dernière
partie du livre, il y a de l'air. On a atteint la chambre des
résurrections. Une douceur sans mélange, si pure
qu'elle fait éclater la vitre de la mort. C'est le silence
désormais qui tient le livre entre ses mains.
Christian Bobin
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Les
Quatre vies posthumes de Django Reinhardt, Patrick
Williams, Editions Parenthèses, collection Eupalinos, 288
pages, mars 2010
ISBN-10: 2863646567 ISBN-13: 978-2863646564
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Django
Reinhardt est mort à 43 ans le 16 mai 1953, frappé
d'une congestion cérébrale ; en 2010 a été
célébré son centenaire. Dans ces quatre
" vies posthumes ", trois fictions et une chronique,
Patrick Williams imagine que Django survit à cette attaque.
Je cherche comment dire à Django Reinhardt à quel
point j'ai été heureux de partager ces heures
avec lui. Le voilà qui fait signe au maître d'hôtel
et demande qu'on nous appelle un taxi. " On va prendre
le café à La Pergola. Viens, on va attendre le
taxi dehors. " Sur le seuil du restaurant, un vent froid
et la pluie nous souhaitent la bienvenue dans la nuit. Je ne
trouve rien de mieux à dire que "Il pleut".
"Oui, ça va faire briller les trottoirs."
À travers le regard, la sensibilité même,
des quatre narrateurs le jeune journaliste de jazz, le critique
littéraire, le romancier et l ethnologue nous voyons
Django sortir de son coma pour embrasser des destins inattendus
et pourtant presque familiers : un triomphe en duo avec Thelonious
Monk, une carrière de compositeur de musique électro-acoustique
à New York ou une existence de marcheur solitaire loin
du jazz, des Manouches et de la guitare.
La dernière " vie " n est pas une fiction mais
une chronique, celle de la postérité que connaît
aujourd'hui la figure de Django Reinhardt ; et c'est peut-être
bien l'histoire la plus extraordinaire car alors que dans les
trois fictions Django finit inévitablement par mourir,
la chronique montre, elle, comment il est devenu immortel...
Biographie de l'auteur
Patrick Williams est ethnologue au CNRS (laboratoire d Anthropologie
urbaine). Spécialiste des divers aspects de la culture
tsigane, il a publié de nombreux livres et études
sur le sujet.
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All
change ! Romani Studies through Romani eyes
Edited by Damian Le Bas and Thomas Acton
University of Hertfordshire Press Janvier 2010, 96pp ISBN 978-1-905313-78-5
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L'émergence
salutaire de Tsiganes / Roms / Gens du voyage dans la communauté
intellectuelle et universitaire a suscité de nouvelles
réflexions et réévaluations de bon nombre
d' idées reçues entourant l'histoire et la culture
roms. De nouvelles questions sont posées et de nouveaux
défis critiques ont surgi, notamment par le fait que
l'identité tsigane n'est pas dans ce cas considérée
comme un phénomène exotique.
Cet
ouvrage offre de nouvelles perspectives sur l'expérience
roms à travers des voix qui s'expriment avec autorité
et d'authenticité. Eminent professeur et chercheur Ian
Hancock (Université du Texas à Austin) explore
comment l'étude de la linguistique a fait la lumière
sur les origines des Roms. Dr Adrian Marsh étudie les
discriminations et les préjugés auxquels sont
confrontés les Tsiganes de Turquie tandis que Valdemar
Kalinin s'intéresse à la construction de l'histoire
des Roms en Russie. Dr Brian Belton et Damian Le Bas proposent
leurs points de vues sur le concept en apparence insaisissable
de l'identité tsigane, tandis que Janet Keet-Black défend
l'intérêt de l'exploration personnelle et de l'histoire
familiale.
Damian
Le Bas est diplômé de l'Université d'Oxford
en théologie. Il expose également ses uvres
graphiques, notamment à la Biennale de Prague 2007.
Thomas
Acton est professeur d'études romanies à l'Université
de Greenwich. Il a écrit ou contribué à
de nombreuses publications et défend activement les droits
des Tsiganes.
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Liberté
Tony GATLIF, Eric KANNAY, Editions Perrin, 2010, 238 p., 17 €
ISBN : 978-2-262-03062-9 |
Les
gitans ont inspiré Tony Gatlif depuis le début
de sa carrière , peu à peu il dévoile l'histoire
de ses ancêtres, ce qui rend plus fort encore ce roman
tiré de son dernier film Liberté inspiré
de faits véritables
Théodore
est vétérinaire et maire d'un village situé
en zone occupée pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec
l'institutrice Lise Lundi, il fait la connaissance du clan de
Puri Dai, des Tsiganes venus au village pour y faire les vendanges.
Humaniste et républicaine, la jeune femme convainc, non
sans mal, les nouveaux arrivants de scolariser leurs enfants.
Une tâche qui se révèle délicate
et souvent épique pour ce peuple attaché à
ses traditions orales et à sa liberté.
Mais la joie et l'insouciance sont de courte durée :
la pression de la police de Vichy puis de la Gestapo sur les
nomades s'intensifie et le danger se fait chaque jour plus menaçant
sur la petite communauté. Comme ils l'ont toujours fait
depuis des siècles, les Tsiganes veulent reprendre la
route...
Né
d'un père kabyle et d'une mère d'origine gitane,Tony
Gatlif, réalisateur, musicien et scénariste, avait
à coeur de raconter un jour le destin tragique des Tsiganes
pendant la guerre. Avec Liberté, tiré de son film
éponyme, il signe au côté du romancier Éric
Kannay le récit juste des heures tragiques d'une famille
tsigane dans la France occupée.
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"Roma
realities - Decade 2005-2015"
Photos by Yves Leresche
Roma Realities
Decade 2005-2015
Version anglaise uniquement
Swiss Agency for Development and Cooperation., 2009
ISBN
978-2-88474-178-1
http://www.romadecade.org
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"Roma
Realities - Decade 2005-2015" publié par l'Agence
Suisse pour le Développement et la Coopération
et la Banque Mondiale traite des résultats et des actions
en cours dans le cadre de la Décennie pour l'intégration
des Roms. Le livre est composé de 6 chapitres :
exclusion/inclusion ; santé et condition des femmes ;
emploi ; habitat ; éducation ; tradition/évolution,
alternant des entretiens auprès d'experts relatifs à
chacun des sujets et des photographies d'Yves Leresche ainsi
qu'un entretien avec ce dernier.
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Django
Reinhardt & l'histoire de la Chope des Puces : 100e anniversaire
Catherine Gravil & Marcel Campion
préface de : Jacqueline Rouillon
Editeur : D. CarpentierCollection : Les géants de la chanson
Date
de parution : 19/11/2009
Ean : 9782841676521
Description : 30 x 17 cm / 125 p, 19.90 €
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La
vie de Django Reinhardt produit une myriade de légendes,
de fables, de fantasmes, d'avis subjectifs, d'opinions personnelles
d'après témoignages, dans un mélange de
vrai, de faux, de vérifiable, de possible, de fils inextricablement
emmêlés. Son histoire, comme toutes les belles
histoires, mérite d'être racontée, les anecdotes
d'être écoutées. Son existence est intimement
mêlée à celle de La Chope des Puces. Les
musiciens du café mythique redonnent vie à celui
qui a vécu non loin de là, à quelques encablures
de rues, même si le café n'avait pas encore sa
forme actuelle. Pour tous, musiciens et disciples, personne
n'a vraiment égalé le maître, aussi faut-il
garder un silence prudent sur le véritable successeur.
Django a créé un univers. C'est la preuve d'un
immense talent. Et chacun des musiciens a un génie qui
lui est propre. Ils sont tous amants de leur musique et du plaisir.
La Chope leur permet de l'exprimer en un sublime adagio. Doit-elle
être déclarée d'intérêt public
?
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Les
Rroms
Une nation en devenir ?
COLLECTION "HISTOIRE : ENJEUX ET DEBATS"
Auteur: Morgan Garo
Parution : avril 2009
Pages : 239 pages
Format : 15x21,5
ISBN : 978-2-84950-19-79 |
Minorité
transnationale répartie sur le territoire de plusieurs
États européens, les Rroms font régulièrement
la une de l'actualité en raison de la stigmatisation
dont ils sont victimes. Cependant, au-delà de leur apport
culturel ils sont mal connus. Cet ouvrage permet de découvrir
l'histoire de ce peuple sans État qui revendique une
existence et des droits. Après avoir abordé la
situation et l'histoire de cette communauté en Roumanie,
République tchèque et France, l'auteur décrit
la vie de cette communauté à travers ses associations
et mouvements politiques qui se sont structurés à
l'échelle européenne.
Si l'histoire de la nation rrom n'a pas été à
ce jour écrite, cet ouvrage est un des premiers à
synthétiser le parcours de ce peuple parti d'Inde au
11e siècle, qui a tout d'abord connu l'esclavage, puis
au 20e siècle une tentative d'extermination par les nazis
(Samudaripen). Enfin, l'ouvrage interroge, à l'heure
du danger d'ethnicisation des sociétés européennes,
une autre conception du vivre-ensemble des peuples qui ne soit
pas fondée sur les liens du sang mais sur des communautés
de destin, respectueuses de ses minorités. Morgan Garo,
docteure en géographie-géopolitique, travaille
depuis de nombreuses années sur les communautés
rroms d'Europe. Elle est l'auteur de différentes contributions
sur ce sujet.
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Le
château des Gitans
Roman de Magali Favre
Editions boréal, 2009, 166 p
Diffusion Volumen (à partir de Mai 2010)
(Livre jeunesse 12 ans et +)
ISBN : 9782764606506 (2764606508) |
Résumé
Nous sommes en 1954, à Montpellier, dans le sud de la
France, où les traces de la Seconde Guerre mondiale sont
encore bien fraîches. Aymé, un jeune Québécois,
passe ses vacances scolaires chez ses grands-parents, loin de
sa famille pour la première fois. Attiré par la
musique des gitans qui vivent sur les bords du Lez, il va faire
la connaissance de Mika, un
" caraque ", comme on appelle là-bas les Gitans.
Mais pourquoi ses grands-parents voient-ils d'un mauvais oeil
cette amitié qui se noue?
Le roman de Magali Favre fait référence au camp
d'internement de Saliers, où 700 Tsiganes, hommes, femmes,
enfants furent internés de 1942 à 1944.
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Il
faut choisir son camp
Joel Mangin
Ediplume 2007 , 117 p
ISBN 978 2 915301 22 9
(en vente chez l'auteur, 16 grand rue, 21120 Marcilly sur Tille
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Mais
quel est donc le point commun qui réunit un vieux garde-forestier
qui sent la mort approcher et un jeune surdoué, issu
de la communauté "" des gens du voyage""?Tous
deux sont tourmentés par un passé trop lourd,
un passé ignoré qui touche à notre histoire.
Joel Mangin, historien, s'est inspiré de faits réels
, l'internement et la déportation des Tsiganes pendant
la Seconde Guerre mondiale, sujet oublié et occulté
par l'histoire pendant de longues années. A cette époque,
comme aujourd'hui, les protagonistes de ce drame ont appris
que chacun doit constamment choisir son camp.
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J'ai
vu pleurer un vieux tsigane
Auteur : Guy Jimenes
Broché / 14,5 x 19 / 72 pages
Prix : 6,95 €
ISBN : 978-2-3500-0434-1
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Fin
des années 1960, dans un village de France. Le narrateur,
alors âgé de 12 ans, se trouve confronté
à l'arrivée d'un groupe de " Gitans "
sur lesquels pèsent tant de préjugés. Le
hasard d'un face à face avec un vieil homme en larmes,
dans une maison chargée de souvenirs, puis la prise de
conscience du terrible sort réservé aux Tsiganes
d'Europe, décideront
de son orientation. Un texte émouvant sur ces "
oubliés " de l'Histoire.
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Maggie Smith-Bendell
Our forgotten years
A Gypsy woman's life on the road
University of Hertfordshire Press, Novembre 2009; 256 p.
ISBN 978-1-902806-91-4
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Maggie
Smith-Bendell est née près de Bridgewater, dans
le Somerset en 1941. Sa famille, a parcouru la campagne, gagné
péniblement sa vie dans les bois et les haies, fait toutes
sortes de travaux pour les agriculteurs, y compris la cueillette
des pois, des haricots et du houblon - et très tôt
Maggie a contribué au travail collectif de la famille.
Au cours de ces soixante dernières années la culture
tsigane s'est trouvée dangereusement menacée :
mode de vie traditionnel en danger de disparition, durcissement
de la législation, évolution de l'agriculture,
beaucoup de facteurs ont mis en péril la liberté
des Tsiganes.
Dans ce récit, qui a toute la saveur de la langue et
la culture tsigane, Maggie Smith-Bendell nous donne une image
précise de ce mode de vie qui a plus ou moins disparu:
rythmé par les saisons, dans une extraordinaire proximité
avec la nature, elle et sa famille ont fait face à de
nombreuses épreuves. Maggie, retrace également
son propre cheminement pour devenir une militante des droits
des Tsiganes.
Maggie Smith-Bendell se définit comme "privilègiée
d'être née à l'époque de la roulotte
et du cheval, dans une famille tsigane traditionnelle".
Elle est très fière de son héritage et
elle pense que c'est son enfance qui a fait d'elle ce qu'elle
est aujourd'hui, un militante de la cause tsigane. Elle dirige
actuellement une association pour les Tsiganes et Gens du voyage
basée dans le sud-ouest de l'Angleterre et se bat sans
relâche des pour les droits des Tsiganes.
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Les
tsiganes en France :
Un sort à part 1939-1946, Henriette
ASSEO,
Emmanuel FILHOL,
Marie-Christine HUBERT
Parution
: octobre 2009
ISBN : 978-2-262-03063-6
Pages : 420
Prix : 22€
|
A
l'automne 1940, les Tsiganes de France furent rassemblés
pour être transférés dans une trentaine
de camps gérés par Vichy. Ces Français
de souche parfois ancienne (certains sont arrivés au
XVe siècle), quelquefois sédentaires mais le plus
souvent nomades, étaient fichés depuis 1912 et
tenus par la loi de faire valider leurs "carnets anthropométriques"
auprès des gendarmeries : des fichages préalables
qui facilitèrent leur internement.
Ainsi le sort des Tsiganes en France fut particulier, différent
de celui qui fut fait aux Juifs déportés dans
les camps de concentration et d'extermination et aux Tsiganes
d'Europe. En mettant en lumière cette page ignorée
de notre histoire, Marie-Christine Hubert et Emmanuel Filhol
ont réalisé ici un travail inédit, souvent
émouvant, grâce aux témoignages qu'ils ont
retrouvés dans les archives, mais aussi auprès
de survivants.
Cette histoire tragique croise celle de la Seconde Guerre mondiale
avec son cortège d'horreurs - abandonnés dans
leurs camps, les Tsiganes vont vivre dans des conditions misérables
et ne seront libérés qu'en 1946 -, mais elle puise
aussi ses sources aux fondements de la Troisième République
: une république fortement attachée à façonner
un citoyen français à ses normes - laïc,
sédentaire, éduqué - aux antipodes d'une
culture orale, nomade, et... différente.
Marie-Christine
Hubert est historienne et archiviste. Elle est l'auteur d'une
thèse d'histoire sur les Tsiganes pendant la Seconde
Guerre mondiale.
Emmanuel Filhol est maître de conférences hors
classe à l'université de Bordeaux I.
Télécharger
un extrait
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Le
Cirque chaviré,
Milena Magnani
Ed Liana Levi, 2009 200p |
Branko
le Hongrois, dans ses cartons, transporte un cirque. Alors des
grappes d'enfants du campement tsigane où il débarque
un soir le suivent comme une ombre. Pour eux, et surtout pour
la petite Senija, il raconte l'histoire de la splendeur du Kék
Cirkusz, le cirque de son grand-père. Avant que la Seconde
Guerre mondiale et son cortège de pogroms et de trahisons
ne le réduisent à ces quelques boîtes dérisoires.
Il raconte avec la voix fébrile de quelqu'un qui espère
avoir assez de temps pour transmettre son héritage. Aussi,
quand dans ce bidonville en bordure d'autoroute, il sent par
sept fois un poignard le transpercer, il ne peut se résoudre
à quitter la scène. Portée par une langue
aux multiples accents, à l'image de ce camp rom, Milena
Magnani nous livre une épopée moderne, qui parle
de mémoire, de transmission et d'espoir pour ces éternels
laissés-pour-compte d'une magnifique humanité.
"Lorsque le monde est atroce, le salut peut venir d'un
cirque." Erri De Luca
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Gitans.
le pèlerinage des Saintes Maries de la Mer,
de Kkrist Mirror, Emmanuel Proust éditions, 2009
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"Gitans,
le pèlerinage des Saintes Maries-de-la-Mer ", est
une " enquête artistique " retranscrite de façon
graphique pour la forme, et intimiste pour le fond. C'est l'histoire
des saintes Maries telle que les livres d'histoire la racontent.
C'est aussi une illustration physiologique des pèlerins
en général, et des Gitans en particulier pendant
leur séjour dans ces lieux uniques. C'est la description
de ces gens, de ce qu'ils peuvent éprouver pendant un
moment privilégié ; un événement
même, qui voit son intensité émotionnelle
progresser lors de la procession. La procession dont le dénouement
a lieu en bord de mer avec " l'accueil " des saintes
Maries. Symbole ô combien vécu avec ferveur ! La
descente des " Chasses ", ces reliques palpables,
lors de la cérémonie religieuse à l'église,
est le point culminant de l'intensité dramatique. Le
pèlerinage des saintes Maries, c'est donc la ferveur
religieuse et vitale démultipliée du peuple gitan.
C'est une prière. Ma bande dessinée, c'est aussi
modestement un petit bout de voile soulevé sur la vie
souvent précaire du dernier peuple nomade européen.
Ces tribus " d'indiens ", sauvages parfois, exterminées
pendant la Seconde Guerre mondiale, et mal aimées de
tous temps, ne sont cependant pas en voie de disparition. Les
gitans d'Espagne, plus ou moins sédentarisés,
se sont assimilés, tandis que l'ouverture vers les pays
de l'est, nous montre une véritable nation Rom encore
très éprouvée par l'oppression. Les "
Andalous " sont bien sûr en grand nombre aux Saintes,
mais toutes les ethnies, ou presque, du peuple Tsigane y sont
représentées. C'est aussi mon pèlerinage
: Ce que j'ai vécu, ressenti les quatre fois, aux années
1986-87-89-94, c'est ce que j'y ai vu aussi, strictement ! Cette
bande dessinée inhabituelle n'a pas la prétention
d'asséner une ou plusieurs vérités. Sa
vocation est de montrer ma vision des gens, de l'environnement,
des " choses " que j'y ai rencontrés, à
un moment fort, dans un contexte religieux. C'est avant tout
une oeuvre d'artiste et donc, non objective, enfin je l'espère
! Qu'importe le sujet peut-être, objectif ou non. Seule
l'expression artistique compte, car l'essentiel peut y être
dit. Kkrist MIRROR
L'album se compose également d'une préface
de Tony Gatlif et d'une partie documentaire rédigée
par Daniel Boitard et Marc Bordigoni, mis en images par K. Mirror.
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Petite,
allume un feu... Martin
Smaus, Littérature étrangère, Traduit du tchèque
par Christine Laferrière, Editions des Syrtes, 2009, 355
pages - 22.00 €, ISBN : 978-2-84545-145-2, SODIS : 9756977 |
Au
dire de lauteur, cette histoire puise sa source dans son
émerveillement face au monde des Tziganes et sa fascination
pour des gens qui nont pas encore oublié queux
aussi ont jadis été enfants, et qui arrivent encore
à chercher et à rêver. Mais elle devient
universelle face aux êtres marginaux quelle dépeint,
tant elle saisit la profondeur de leur âme. Lhistoire
tragique dAndrejko, arraché à son hameau
et plongé dans le monde des voleurs à Prague,
se double, en filigrane, de celle de son peuple. Les Dunka vivent
au gré des changements politiques ils fuient les
nazis puis les Russes, sont déplacés de force
et paient un lourd tribut à lHistoire dans leur
propre chair. Devenu voleur hors pair, Andrejko connaît
linjustice et la haine des gadjé, parfois aussi
celle des siens, passe de Prague à Plzen(, de la maison
de correction à la prison, lorsquil ne se réfugie
pas dans sa campagne natale avec sa jolie cousine. Il tente
de sadapter à la société, sinon de
retrouver ses racines, de placer certaines valeurs morales au-dessus
de largent, mais il finit seul et le lecteur est aussi
libre que lui dimaginer la suite... Petite, allume un
feu
est un éloge du sentiment de liberté,
une célébration de la quête, à travers
lexpérience de la découverte tout comme
de la perte. Cest aussi un hymne damour au romani
chib, langue chargée démotion et de violence,
émaillée de tout limaginaire des croyances
populaires. Le destin dAndrejko porte en lui le sublime
et le tragique, dans une prose qui ne saurait laisser indifférent,
tant par son réalisme que par sa poésie profonde.
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ROMS,
SINTIS ET YÉNICHES, La «politique tsigane»
suisse à lépoque du national-socialisme, Thomas
Huonker, Regula Ludi, Postface de Thomas Huonker, Editions Page
deux, mars 2009, 220 p., postface comprise, plus 16 p. cahier
de documents -
ISBN 978-2-940189-42-7, Contact : editions@page2.ch
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Au
début du XXe siècle, la Suisse a été
lun des premiers Etats à restreindre de manière
unilatérale la liberté de mouvement des «Tsiganes».
La fermeture des frontières décidée en
1906, qui saccompagnait de linterdiction de transporter
des «Tsiganes» par train ou bateau à vapeur,
a été maintenue par les autorités helvétiques
après le début de la Seconde Guerre mondiale.
Dans lentre-deux-guerres, le refoulement de Roms et de
Sintis étrangers ou apatrides a été pratiqué
par la plupart des Etats européens. Ainsi, les polices
des différents Etats renvoyaient, en toute illégalité,
les «étrangers indésirables» vers
les pays voisins. Face aux Yéniches de nationalité
suisse, la sédentarisation de force fut choisie et appliquée
par les autorités.
Avant
larrivée au pouvoir des nazis, les «élites
dirigeantes» helvétiques ont participé diligemment
à la collaboration internationale policière visant
à institutionnaliser la restriction maximale de mobilité
des «Tsiganes». Parmi les instruments mis en place:
un fichage systématique. Cette coopération active
se perpétua après lavènement du Troisième
Reich, alors que se préparait la déportation vers
les camps de la mort des «Tsiganes».
La
disparition darchives cruciales, ajoutée à
dautres difficultés de recherche et définition,
a rendu impossible une étude quantitative des refoulements
de «Tsiganes». Toutefois, les cas individuels exposés
ici illustrent la substance de la politique suivie. Le refus
de reconnaître la nationalité suisse à des
«Tsiganes» menacés de déportation
et de mort est emblématique à ce propos.
Dans
sa postface de 40 pages, Thomas Huonker trace des trajectoires
individuelles de «Tsiganes» à partir de sources
découvertes après la rédaction de louvrage.
Lanalyse de lanti-tsiganisme helvétique est
ainsi confortée; au même titre que les relations
des instances administratives et politiques suisses les plus
élevées avec le régime nazi. Le cahier
de documents qui réunit certaines archives jamais
rendues publiques jusquà maintenant illustre
les deux volets de ce diptyque politique.
Ce
passé nest-il pas en train de se conjuguer au présent?
Cet ouvrage est donc un livre dhistoires
actuelles.
Plus
d'infos : www.droitshumains-geneve.info
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La
Route des Gitans,
Miguel Haler, préface Joseph Joffo, Ed. Ginkgo, collection
"Mémoire d'hommeé, 2009, 248 p., ISBN 978-2-84679-065-9,
Prix 15 €
|
"Sur
le long de nos routes de France, quelquefois, nous apercevons
furtivement, de notre véhicule, des caravanes qui stationnent
sur un terrain vague, avec du linge qui bat au vent sur des
étendages de fortune. Alors nous pensons : "Tiens,
des Bohémiens !"
Cette vision suscite en nous, le plus souvent, un indécible
mépris. Parfois elle évoque un certain mystère
; mais le plus communément elle provoque une indifférence
hautaine... On se dit : "Ces gens là ne vivent pas
comme nous, ils ne sont pas comme nous !" (...)
Pendant la deuxième guerre mondiale, ces gens, considérés
comme asociaux par les nazis, comme les juifs, ont payé
un lourd tribut : entre six cent cinquante mille et un million
de personnes ont disparu dans les camps de la mort...
Miguel Haler, qui est l'un des guitaristes qui joue pendant
les célébrations du pèlerinage des Gitans
aux Saintes-Maries-de-la-Mer, à la suite d'une confidence
qu'on lui a faite un soir dans une caravane, nous livre un bouleversant
roman.
Ce livre est non seulement l'une des plus belles histoires d'amour
que j'ai lue, mais c'est aussi un formidable plongeon dans la
vie, les habitudes et les coutumes de ces hommes et femmes,
au temps où ils se déplaçaient avec des
roulottes tirées par des chevaux. Mais ce n'est pas tout,
ce livre est aussi un témoignage poignant sur les persécutions
que ce peuple de vagabonds a subies, à l'époque
où régnait le régime barbare de "l'empire"
hitlérien.
Maintenant, place à la magie des mots, des phrases et
des chapitres... Place à l'aventure..."
Extrait
de la préface de Joseph Joffo
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Bohémiens,
Nicole Lougarot, Editions Gatuzain, 2009, 140 p., 13 € ISBN
291384250-X
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Les
Bohémiens, membres du peuple tsigane partis de l'Inde
au Xème siècle, sont apparus en Europe quatre
siècles plus tard. Nombre d'entre eux se sont sédentarisès,
notamment ici, au Pays Basque. Ici comme ailleurs, ils ont subi
une longue période de répression, au point pour
certains de ne plus vouloir dire appartenir à leur peuple,
pour mieux s'intégrer.
Ici comme ailleurs, beaucoup de leurs descendants ignorent que
leurs ancêtres étaient Tsiganes. Ici comme ailleurs,
on les trouve représentés dans les mascarades
ou autres manifestations carnavalesques.
Ici comme ailleurs, ils ont très certainement laissé
des traces de leur culture, de leurs danses, de leurs musiques...
Mais ici comme ailleurs, on oublie de raconter leur histoire,
et de dire qu'ils sont là depuis longtemps.
La première partie de cet ouvrage remonte le temps pour
suivre les pérégrinations des premières
générations tsiganes. est également évoqué
le bon accueil qui leur a été réservé
par les populations locales et leurs gouvernants avant que la
méfiance et le rejet ne sinstallent. En Pays Basque,
la terrible rafle de 1802 se distingue parmi les épisodes
les plus marquants de cette persécution.
Une deuxième partie invite à un tour dEurope
des mascarades, des tournées de quête et de certaines
danses. Il souligne néanmoins combien ces personnages
de fêtes populaires sont semblables à ceux que
nous connaissons ici en Pays Basque.
D'où, dans une troisième et dernière partie,
une hypothèse qui na guère été
explorée jusquici par les spécialistes de
la tradition : lapport probable des Tsiganes à
lenrichissement des cultures régionales d'Europe.
Nicole
Lougarot, animatrice née en 1963, habite dans son village
natal de Gotein-Libarrenx, en Soule. Impliquée dans plusieurs
associations et à la création de spectacles (Mustraka,
Matalaz, Oiherkoren trajeria, Anderegatik, Ana non), rien ne
la prédestinait à écrire ce livre sur l'histoire
des Bohémiens du Pays Basque. C'est il y a trois ans,
en cherchant une fanfare tsigane pour le festival Xiru, qu'elle
a entendu parler pour la premère fois de la rafle de
quatre cent soixante-quinze Bohémiens en 1802 dans les
arrondissements de Mauléon et Bayonne
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Roms
et Tsiganes,
Jean-Pierre Liegeois, Ed. La Découverte, Collection
: Repères n°530, mars 2009, 128 p. Prix : 9,50 €
ISBN : 9782707149107
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Roms,
Tsiganes, Gitans, Manouches, Gens du voyage
On en parle
quotidiennement. Mais sait-on quils forment la minorité
la plus importante dEurope ? Sait-on quils ont une
langue, une culture ? La connaissance quon en a passe
à travers le filtre de préjugés qui se
sont sédimentés au cours de mille ans dhistoire
et viennent inspirer puis justifier les actions menées
à leur égard.
Cette minorité transnationale existe par la force dune
organisation sociale qui a permis sa survie dans la dispersion
et face à des traitements coercitifs : rejet, esclavage,
envoi aux galères, extermination, assimilation. Il sagit
de communautés dynamiques, qui vivent une mutation profonde
et se positionnent aujourdhui en tant que partenaires
des institutions nationales et internationales.
Roms et Tsiganes sont au cur des enjeux sociopolitiques
du XXIe siècle marqué par lémergence
des minorités et par le développement de la mobilité
dans une Europe qui se voudrait sans frontières. Ils
sont également au centre des réflexions sur le
multiculturalisme.
Jean-Pierre
Liégeois est enseignant à luniversité
Paris-Descartes où il a fondé en 1979 et dirigé
jusquen 2003 le Centre de recherches tsiganes. Il fait
partie du Groupe détude pour lEurope de la
culture et de la solidarité. Depuis le début des
années 1980, il a travaillé en étroite
collaboration avec le Conseil de lEurope et avec la Commission
européenne et réalisé de nombreux ouvrages
et rapports concernant les Roms et Tsiganes.
Introduction
- Une approche dynamique - Une figure emblématique -
I / Images et réalités - Une histoire séculaire
- Légendes et récits - Les hypothèses -
La piste linguistique - LInde comme origine - Vers les
certitudes - Les documents des archives - Les noms : un grand
malentendu - Tsiganes et Roms - Stéréotypes :
une mise en scène - De limage à lattitude
négative - La discrimination - De nouvelles formes de
discrimination
II / Une négation séculaire - Le discours de lordre
- Lexclusion - De lexclusion à la réclusion
- Dautres pratiques de réclusion - Lextermination
- De la réclusion à linclusion - Lart
de la nuance - Lère de la transparence - La clôture
du discours - Le spectre du désordre - De lindécision
à linnovation ? - Les collectivités locales
- Une tutelle associative - Les migrations des années
1990
III / La politique des Roms - Une culture dynamique - La langue
- Lorganisation sociale - Un ensemble structuré
- La mobilité - Lorganisation économique
- Lidentité - Lenjeu scolaire - Une mutation
politique - Les organisations roms - Une participation politique
- Un mouvement international - Une position européenne
- Un profond changement culturel - Un enjeu politique - Une
prise en compte internationale - LUnion européenne
- Le Conseil de lEurope - LOrganisation pour la
sécurité et la coopération en Europe (OSCE)
- LOrganisation des Nations unies - Vers une amélioration
de la situation ? - Un ensemble de dérives - Une période
cruciale - Une adaptation au temps présent - Une évolution
nationale - Un renversement de perspectives - Repères
bibliographiques.
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Dernier
round à Neuengamme, Trollmann, boxeur tsigane, Greg
Lamazères, Editions Privat, 2009. 224 p., Roman Historique
|
Johann
Trollmann, tsigane allemand, boxeur bondissant, insaisissable,
malin et charmeur, vedette des rings dans la république
de Weimar, devient la bête noire du IIIe Reich car son
sang serait impur, sa race corrompue, ses poings, son esprit
et ses pieds trop rapides et sa seule présence une insulte
à l'idéal nazi.
Avec lui, et au même moment que les Juifs, c'est tout
un peuple et une partie de sa propre population que l'Allemagne
de Hitler engloutit systématiquement.
Des
clubs de Hanovre aux grandes brasseries de Berlin, des rings
de lumière aux estrades des foires, des tables des meilleurs
cabarets aux premières loges des abattoirs, jusqu'à
l'ultime défi, devenu mythique ; jusqu'au neiges du front
de l'Est et à l'univers concentrationnaire du camp de
Neuengamme : gloire, déclin et chute de Johann Trollmann,
le champion tsigane que les nazis ont dévoré.
Greg
Lamazères est journaliste et reporter à Toulouse
(pour TLT), où il est né en 1965. Il est également
l'auteur de biographies de résistants, de romans et de
nouvelles sur l'immigration italienne, les idéaux brisés
du socialisme, les années 1930 et la Seconde Guerre mondiale,
saint Jean-Baptiste, Hossegor, le blues, le Mexique et ses propres
années radio.
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L'évangile
du gitan, Jean-Marie Kerwich, Ed.
Mercure de France, 160 p., 2008, Prix : 14,50 € - ISBN 978-2-7152-2867-2 |
"Qui
nous aide à respirer commence par nous couper le souffle
: chaque texte du livre de Jean-Marie Kerwich est un paquet
dembruns qui ouvre violemment la fenêtre de lâme.
Cette violence est salutaire lultime ruse de la
douceur du ciel pour nous atteindre. Cest toujours malgré
eux que les prophètes de la Bible, souvent illettrés,
deviennent le bois sec dont sempare le feu de labsolu,
pour nous éclairer. Pas plus queux Jean-Marie Kerwich
na choisi de changer en or les mots quil touche
avec ses doigts noircis de gitan. Jérémie, Isaïe
et David sont ses frères décriture. Comme
eux il cherche à tirer Dieu de son sommeil. Comme eux
son âme le loup de son âme hurle à la lune
blanche. La technique a ensorcelé nos vies, jusquà
nous faire oublier quelles devaient à leur fragilité
leur seule vérité. En nous rendant tout-puissants
la technique nous extermine. Nous avons crucifié la nature,
nous sommes ahuris dimages. Derrière chaque paravent
il y en a un autre, et puis encore un autre, jusquà
linfini. Le souffle brûlant de ce livre les renverse
tous dun seul coup. Un va-nu-pieds nous redonne les clés
du ciel que lon pouvait croire à jamais perdues."
Christian
Bobin
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Dossier
tsiganes/gadjé : quelle place pour le travailleur social
?
coordonné par Sophie Ansart et Philippe Crognier
LE SOCIOGRAPHE n° 28 janvier 2008, 128 p - http://irts-lr.fr
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Dossier
en 4 parties : Identités ? ; Accueils ; Une école
autrement ; Ailleurs
- Télécharger
sa présentation en Pdf / numéro 28, janvier
2009, 128 p.)
-
Télécharger
les premières pages (sommaire, édito, présentation
du dossier, résumés)
Liste des articles :
- Présentation du n°
- Les "grands passages". Une forme d'itinérance
alternative à la spatialisation des gens du voyage
- Populations tsiganes... Entre identités, identifications,
ethnicités
- Caïn ou Abel ? Des imaginaires tsiganes entre nomadisme
et sédentarité
- Des schémas d'accueil des gens du voyage. Témoignage
d'un chargé de mission en préfecture
- Une mission de veille et d'alerte. Témoignge d'une
coordinatrice-médiatrice d'accueil des gens du voyage
- Lecture enfantine en terrain vague. "Lis avec moi"
- Des lettres qui voyagent. "La boite à mots"
- Camions-écoles. Une école nomade
- La maison de Shere Rom. Une expérience de scolarisation
en Espagne
- La pompe manouche
- Photographiquement > Gens qui voyagent
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Camps
d'étrangers.
Marc Bernardot.
Editions du Croquant,
2008. 223 p. www.editionsducroquant.org
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Quel
est le point commun au XXe siècle entre les tirailleurs
et les travailleurs indigènes, les réfugiés
et les rapatriés coloniaux, les minorités discriminées,
les insoumis et les rebelles indépendantistes, les migrants
illégalisés et les demandeurs d'asile déboutés
? Le fait d'avoir été, à un moment ou un
autre de leur parcours en métropole, placés de
force et confinés dans des camps, des cantonnements,
des dépôts, des centres, des casernements, des
logements contraints, dans toutes sortes de lieux isolés,
inaccessibles et insalubres.
L'auteur propose une sociologie historique des camps d'étrangers
en France depuis la Première Guerre mondiale. À
partir de différentes enquêtes et sources d'archives
il s'agit de mettre en perspective la manière dont les
pouvoirs publics, et principalement la police nationale, ont
mis en place et géré des lieux d'internement administratif
des étrangers. Cet ouvrage questionne tout d'abord le
terme de camp, objet difficile et source de polémiques
entre analyses scientifiques, dénégations politiques
et usages militants, mais qui décrit une réalité
multiforme : celle d'un placement forcé et d'un déni
de droits dans un espace clos, de circuits de déplacement
surveillés et réservés, de la mise au travail
forcé ou de l'interdiction de travailler, d'une limitation
drastique des contacts avec le reste de la population. Il examine
ensuite la technique de la mise en camp et les formes variées
que prennent les camps d'étrangers selon les contextes
et les objectifs des pouvoirs publics, la lutte contre un ennemi
de l'intérieur, l'accueil " humanitaire " provisoire,
l'épuration politique, l'expulsion de l'étranger.
Il s'intéresse enfin à ces populations mises au
secret de migrants forcés, de déplacés
des colonies, de réfugiés européens ou
de parias nationaux, des indigènes africains ou indochinois,
des exilés arméniens, sarrois, espagnols, des
suspects alsaciens, tsiganes, algériens, des migrants
indésirables et d'autres bouches inutiles ayant fait
l'amère expérience de cette étrange sollicitude
de l'État démocratique pour ceux qu'il perçoit
comme étrangers.
L'auteur : Marc Bernardot est professeur de sociologie
à l'université du Havre. Spécialiste de
sociologie historique de l'État, des migrations et du
racisme, il a étudié les foyers de travailleurs
et les camps d'étrangers. Il s'intéresse maintenant
aux établissements humains précaires.
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Gypsies
under the Swastika (nouvelle édition mise à jour)
Donald Kenrick et Grattan Puxon, University of Hertfordshire,
2009, 192 p.
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Publié
pour la première fois en 1995 "Gypsies under the
Swastika" a été traduit en sept langues,
y compris en langue romani.
Il s'attache à inscrire les événements
du XXe siècle dans le contexte de siècles de harcèlement
et de mauvais traitements infligés aux Tsiganes, ainsi
que de préjugés enracinés dans la société
européenne.
Le génocide des Tsiganes par les nazis n'a pas reçu
la même attention que celui des Juifs. A la fin de la
guerre en 1945, les Tsiganes survivants n'ont pas consigné
leurs histoires sur le papier ; dans la plupart des cas, ils
ont tenté d'oublier les horreurs qu'ils avaient vécues.
Certains néanmoins ont transmis leurs témoignages
oralement.
Les auteurs de ce livre ont commencé à rassembler
des données et à recueillir des témoignages
à partir de 1969 afin de soutenir les demandes de réparations
(la recherche a été publié en 1972 sous
le titre Destin gitan). Dans les années qui ont suivi
cette première recherche, beaucoup d'informations et
de documentation ont émergé notamment à
propos des Tziganes engagés dans la résistance
et des quelques non-Tsiganes, qui ont tenté de protéger
les innocentes victimes du fascisme au péril de leur
propre vie.
Cette
édition révisée contient des compléments
sur la Roumanie ainsi que de nouvelles illustrations et des
notes de référence. Le texte a été
mis à jour pour tenir compte des nouveaux éléments
disponibles en matière de source. Toutefois, le point
de vue des auteurs reste inchangé sur le fait que l'objectif
ultime des nazis ait bien été l'élimination
de la population tsigane dans son ensemble.
Kenrick,
Donald est l'auteur Gypsies: From the Ganges to the Thames (UH
Press, 2004) ; The Romani World: A historical dictionary of
the Gypsies (UH Press, 2004) et responsable editorial des 3
volumes de The Gypsies during the Second World War (UH Press,
1997, 1999, 2006).
Pour
consulter la collection «Romani studies» de lUniversity
of Hertfordshire Press :
http://www.herts.ac.uk/about-us/our-structure/subsidiary-companies/uh-press/romani-studies/home.cfm
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